Les êtres-humains sont le produit d’habitudes et de patrimoines. Avant l’invention du réveil, les fermiers se réveillaient grâce au chant du coq, qui annonce le lever du jour. Ils trayaient leurs vaches, travaillaient à la ferme et allaient se coucher à la tombée du jour. Il n’y avait pas d’électricité, donc la lumière du jour annonçait le début et la fin des activités.
Le mode de vie actuel est très différent. La plupart d’entre-nous ne se réveillent pas en entendant le chant du coq, ou en sentant les rayons du soleil qui filtrent à travers les volets. Nous sommes réveillés par la sonnerie du réveil, ou du radio-réveil. La plupart des gens ont du mal à se lever dès que le réveil a sonné, et réactivent l’alarme pour pouvoir dormir encore quelques précieux instants. Les rideaux sont souvent épais, et les gens ne voient pas le soleil, jusqu’à ce qu’ils jettent un œil dehors. Le soir, beaucoup de personnes regardent la télé jusqu’à des heures avancées. (Maintenant, il y a des programmes toute la nuit pour nous tenir compagnie jusqu’au petit matin.)
Le problème est que notre organisme a besoin de sommeil. Des études faites sur des animaux ont montré qu’ils ont des schémas prédéterminés qu’ils suivent quotidiennement selon la saison. En automne, la plupart des animaux et des végétaux se préparent à l’ « hibernation » de la période hivernale. De nombreux oiseaux migrateurs s’envolent vers le sud. Pendant cette période ils ne mangent pas beaucoup. (Il n’y a pas beaucoup de nourriture disponible.) Et au printemps la nature se réveille, les oiseaux reviennent, les arbres bourgeonnent.
Beaucoup d’animaux organisent les évènements de leur vie selon la saison, pour qu’ils soient accomplis le plus efficacement possible. Par exemple, les agneaux naissent uniquement au printemps, quand il y a suffisemment d’herbe à broutter pour que la mère puisse allaiter les allaiter. La plupart des espèces animales coordonnent leur période d’accouplement pour que les petits naissent au printemps, saison où il y a suffisamment de nourriture disponible. Dans les forêts tropicales, les oiseaux attendent la saison sèche pour se reproduire. En Arctique, la période de reproduction correspond à la fonte des neiges et des glaces.
La question est de savoir comment font les animaux pour prévoir les saisons à l’avance. Est-ce grâce aux fluctuations de température ? Ce n’est pas possible, car parfois, à l’automne, il y a ce qu’on appelle « l’été indien ». Mais cet évènement ne perturbe pas le comportement des oiseaux. Il se trouve que le facteur le plus important est la lumière du jour, ou plus exactement le cycle jour/nuit. Les animaux et les plantes sentent le racourcissement des jours à l’automne, et l’arrivée de l’hiver. A la fin de l’hiver, le rallongement des jours signifie que le printemps et l’été arrivent. Les horticulteurs savent tout ça. Ils manipulent les « heures du jour » (ou photopériode) pour insiter la poinsettia à éclore à temps pour Noël, les hémérocalles à éclore pour Pâques (même si Pâques peut avoir lieu en mars ou en avril), etc.
Il se trouve que les êtres humains aussi sont influencés par la lumière. Elle détermine notre cycle sommeil/réveil. Chez les animaux comme chez les humains, le besoin d’aller dromir est créé par la sécrétion d’une hormone appelée mélatonine. La mélatonine est produite par une petite glande appellée glande pinéale. Le soir, la glande pinéale réagit à la diminution de la lumière et commence à produire de la mélatonine, qui est ensuite relâchée dans le sang et parcours le corps, nous donnant envie de dormir. Son pic de sécrétion se situe au milieu de la nuit, durant les heures de sommeil profond. Le matin, la lumière qui brille à travers nos yeux atteint la glande pinéale, qui réagit en stoppant la production de mélatonine, enlevant ainsi l’envie de dormir.
La glande pinéale est reliée au reste du système hormonal. Par conséquent, la production de mélatonine influence aussi le fonctionnement d’autres parties du corps. Dans l’obscurité et pendant le sommeil, la mélatonine modifie la sécrétion d’hormones d’organes tels que le pituitaire, la glande maîtresse du système hormonal. Le pituitaire régule à la fois la sécrétion d’hormones contrôlant la croissance, la production de lait, et la production d’ovules et de sperme.Elle régule aussi l’action de la glande thyroïde, qui a une action sur le métabolisme, et les glandes surrénales, qui contrôlent l’élimination des excréments. Il est alors évident que les fluctuations de la lumière selon les saisons influencent le ryhtme de croissance, la reproduction et les activités des animaux et bien sûr des humains.
Les statistiques montrent que même en vivant et en travaillant à l’intérieur, nos corps réagissent toujours en durée et en intensité à l’environnement extérieur et aux variations des saisons. Les scientifiques ont découvert que le taux de croissance des enfants dépend des saisons. Par exemple, des enquêtes menées en Allemagne, en Suède et en Ecosse montrent que l’augmentation de la taille et du poids sont plus importants au printemps et au début de l’été. Dans beaucoup de pays, le taux de conception le plus élevé est en été, quand les journées sont plus longues. Dans de nombreux tests, il a été montré que les saisons influencent l’heure du coucher, et la durée du sommeil, l’intensité de la douleur, la vigilance, les habitudes alimentaires, l’humeur, le début des menstruations et de la sexualité chez la femme.




















