L’encens de plantes est avant tout mélangé pour ses effets. L’arôme qu’il dégage vient en seconde place, mais en « tous » les cas, l’arôme est agréable lorsque l’encens est brûlé. La plupart des ingrédients naturels contenus dans l’encens n’ont presque pas d’arôme avant d’être brûlés.
L’arbre d’aloès notamment, au même titre que de nombreuses résines, possède très peu voire aucun arôme avant qu’il ne soit consumé sur le feu d’encens.
L’encens et l’herborisme vont de paire, et les plus anciennes traces que nous en ayions remontent aux Vedas indiens. Elles proviennent de l’Atharvaveda et du Rig veda. Considéré communèment comme la base de l’Ayurveda le sujet est décrit sous un jour davantage magique et religieux du soin. Lorsqu’on étudie les premiers textes Védiques, on constate que les herboristes et les guérisseurs faisaient partie des prêtes hindouistes qui ont émergé des différentes zones agraires. Il semble qu’ils aient puisé leur connaissance de l’herboristerie grâce aux rituels et aux croyances des prêtres orthodoxes ou « sacrificiaux ». Ils sont cependant restés 2 classes distinctes et furent méprisés à la fin de cette période par les prêtres sacrificiaux qui les considéraient comme impurs car ils s’associaient avec toutes les classes de la population et les soignaient.
Vers 200 avant J.C., la loi leur interdit de participer aux rites sacrés. Même avant ça, les prêtres-médecins commencèrent à s’associer aux mendiants itinérants et aux ascètes qui renoncaient aux rites sacrés et à l’orthodoxie, et parmi eux figuraient des bouddhistes et des Bhikkhus.
Des sources Pali indiquent que c’est en partie grâce aux bouddhistes que ces médecins émergents ont réussi à découvrir, développer et répandre ce nouvel art. C’est là qu’a vu le jour la forme classique de l’Ayurveda et parmi les élèves de l’université de médecine de Taxila, figurait Atreya, le célèbre maître soigneur. Plus tard, parmi ses étudiants se trouvait Jivaku (médecin personnel de Bouddha).
Plus tard, la ”brahmanisation” de certains textes médicaux a modifié ceux-ci pour rendre les pratiques hétérodoxes plus orthodoxes et c’est à ce moment là que le chemin de la médecine bouddhiste se sépara de l’Ayurveda. A partir de là, la tradition de l’encens évolua à la fois grâce à la médecine et grâce aux remèdes des plantes, et les recettes devinrent davantage secrètes, transmises de génération en génération oralement et par le biais de l’apprentissage.















