La liposuccion
(ou lipoaspiration)
La liposuccion est une technique mise au point vers 1975 par le docteur Yves Gérard Illouz. Il s'agit d'une aspiration de lobules graisseux en surplus, destinée aux personnes atteintes de lipodystrophie et non de capitons cellulitiques. Cet acte n'est donc pas comparable au massage anti-cellulite.
Intérêt de la liposuccion
La liposuccion convient particulièrement pour les hanches, la culotte de cheval ou le double menton. Mais cette technique est plus discutable pour le ventre, les genoux et les chevilles, ainsi que pour la face antérieure des jambes.
Comment se pratique la liposuccion?
Une fois le tissu préparé par une série de piqûres servant à liquéfier les tissus graisseux, l'opérateur procède dans un premier temps à de petites incisions de moins d'un centimètre, généralement dissimulées dans des plis naturels : fessier, nombril... Une canule plus ou moins longue et incurvée est introduite dans la région choisie et reliée à un système d'aspiration qui va évacuer par succion la graisse profonde, dans un mouvement de va-et-vient. La quantité de graisse ôtée ne devra pas dépasser les deux litres.
Les ultrasons sont utilisés depuis longtemps en médecine afin de détruire les tumeurs malignes digestives. Depuis 1990, le docteur Zoechi a eu l'idée de les utiliser dans le domaine de l'esthétique pour les amas graisseux indésirables. Cette technique est appelée liposculpture. Son procédé d'utilisation semble identique au procédé traditionnel. Des sondes de titane de différents diamètres, bien plus fins (de 1 cm auparavant, elles ne font plus aujourd'hui que 3 à 4 mm), sont introduites dans le tissu sous-cutané. Les cellules de graisse sont dans un premier temps détruites, puis littéralement vidées de leur contenu par aspiration. Résultat : les cellules mortes devront être éliminées par voie lymphatique.
Précautions relatives à la liposuccion
La liposuccion ou lipoaspiration reste une technique chirurgicale qui nécessite une anesthésie locale ou totale, ou une péridurale. Elle doit impérativement être pratiquée par un chirurgien en milieu hospitalier. Malheureusement, à l'heure actuelle, bon nombre de praticiens (médecins généralistes, gynécologues, dermatologues...) veulent «aspirer» pour des raisons de rentabilité.
Avant d'entreprendre ce genre d'intervention, un climat de confiance entre patient et chirurgien doit se créer. Dans le cas contraire, il y a toujours la possibilité de changer d'avis et de ne pas se faire opérer. N'oubliez pas que la chirurgie a aussi ses limites et ne fait pas de miracles.
Lorsque la liposuccion est présentée comme le seul recours possible, la vigilance est de rigueur ! Si l'on a affaire à un «apprenti-sorcier» qui touche aux graisses superficielles sous-cutanées ou qui effectue une aspiration trop importante, on risque de se réveiller avec un tissu à l'aspect de «tôle ondulée» qui nécessitera, cette fois, un lifting chirurgical avec de véritables cicatrices.
Le médecin refusera l'opération si les conditions ne s'y prêtent pas. Ainsi, en ce qui concerne la qualité de la peau, les tissus doivent être élastiques afin de se remettre en place aisément. Donc, un manque de tonicité du tissu est une contre-indication majeure à l'opération. C'est pourquoi ce type d'intervention ne s'adresse qu'aux personnes jeunes dont les tissus se régénèrent plus facilement. Dans certains cas, il est préférable d'envisager plusieurs aspirations à quelques mois d'intervalle afin de permettre aux tissus de se réadapter.
Suite à cette opération, la circulation lymphatique est ralentie et il est indispensable de porter un collant très serré pendant un mois, jour et nuit.
Aprés l'opération
Quel que soit le procédé de lipoaspiration, le système lymphatique est traumatisé. Les oedèmes postopératoires peuvent en effet mettre de un à quatre mois avant de se résorber !
Cependant, la technique par ultrasons semble provoquer des saignements moins importants ; les fibres de collagène et le liquide interstitiel, si précieux pour notre organisme, sont moins atteints. Le traitement paraît aussi moins douloureux. A l'heure actuelle, nous ne bénéficions d'aucun recul. De plus, ces méthodes ne traitent pas la cause du problème.
Le drainage lymphatique, complément indispensable à la lipoaspiration, est un soin à effectuer en traitement préopératoire afin de préparer le terrain à l'acte chirurgical : quatre séances suffisent pour oxygéner la peau et l'assouplir. Le thérapeute assiste psychologiquement les femmes qui ont pris la décision de se faire opérer. Il répond à toutes les questions qu'elles pourraient se poser et le traitement leur permet une meilleure relaxation face à leur anxiété.
Des soins peuvent être appliqués dans le cadre de l'institut de beauté par une esthéticienne compétente : gommage du corps, sudations, enveloppements d'algues... qui vont assouplir, reminéraliser, désintoxiquer les tissus avant l'intervention.
Après l'opération, il faudra résorber l'oedème dans les plus brefs délais. Le kinésithérapeute devra alors intervenir tout en douceur sur le collant et ce, dès le lendemain. Il travaillera également sur des points d'énergie spécifiques pour l'élimination des liquides et pour redonner du tonus à la personne suivie. Des séances journalières sont préconisées, courtes au début, puis progressivement plus longues. Une fois l'œdème résorbé, les hématomes atténués, il faudra intervenir spécifiquement au niveau des cicatrices marquant l'emplacement des canules.
Puis, il faudra reprendre des soins en institut pour raffermir la peau avec des enveloppements d'algues riches en oligo-éléments. Des séances de balnéothérapie auront également un effet complémentaire sur la circulation lymphatique.
Mais ces traitements et soins dépendront du budget et du temps que chacun peut y consacrer. De toute manière, il faut drainer et prévoir un entretien par des séances de drainage lymphatique pendant un laps de temps assez important pour pallier les traumatismes subis et éliminer les produits chimiques de l'anesthésie.
Le processus de soins décrit ci-dessus présente un schéma qui sera appliqué de façon à peu près similaire pour d'autres types d'opérations esthétiques. Une collaboration entre chirurgien et praticien de drainage lymphatique semble indispensable. Le chirurgien, souvent débordé de travail ou peu informé, ne pense pas toujours à proposer ce traitement adjuvant.

