Nous avons montré que l’intensité de la lumière influence beaucoup la vie des humains et des animaux. Les scientifiques ont fait des expériences pour déterminer la réaction des animaux quand on les prive de lumière. L’intérêt était de voir s’ils pouvaient sentir les saisons en absence de lumière. Ces études ont montré que les animaux arrivent à sentir les changements de saisons, même sans lumière. Les scientifiques ont donc conclu que les animaux et les humains ont une horloge biologique interne qui sait approxivement à quel moment du jour ou de l’année on se trouve, et cela en absence de stimuli externe comme la lumière.
Les scientifiques ont remarqué que cette horloge biologique n’était qu’approximative. Elle n’est pas faite pour connaître le temps sur une longue durée. (On peut prendre l’exemple des roues de secours. La plupart des nouvelles voitures ont une roue de secours plus petite que les autres. Elle sert à remplacer la roue crevée pour aller à la station service la plus proche, pour qu’on puisse réparer la roue d’origine. La roue de secours n’est pas faite pour rouler sur une longue distance car elle est petite.) Par exemple, l’horloge biologique considère qu’une journée dure plus de 24h. (En absence de lumière, le cycle durait de 24 à 48 heures.) Nos corps utilisent la lumière naturelle pour régler notre horloge biologique (ou pour la corriger), de manière à ce qu’elle soit synchronisée avec l’environnement extérieur. La conséquence d’une longue période sans que nous horloges biologiques soient réglées, est l’apparition de problèmes tels que des dérèglements hormonaux, un sommeil perturbé, et une humeur instable.
Tout comme les animaux se fient à la lumière du soleil pour garder leur horloge biologique bien réglée et synchroniser leurs activités, les humains ont besoin de suffisamment de lumière pour synchroniser leurs rythmes circadiens et circannuels (Regardez la définition de rythme et d’horloge biologique pour de plus amples informations). On pense que certaines maladies résultant de dérèglements hormonaux, comme des problèmes de sommeil, d’appétit, d’humeur et de reproduction, pourraient être liées à des perturbations du rythme circadien et à un manque de lumière. La dépression saisonnière s’exprime par un rythme de sommeil perturbé, de problèmes d’appétit, de poids et de dépression, qui se manifestent tous dans un cycle annuel et journalier : Les symptômes sont plus importants au gros de l’hiver et le soir. L’exposition des personnes atteintes de dépression saisonnière à la lumière artificielle (luminothérapie), s’est montrée efficace pour régler ces problèmes, ce qui prouve que la dépression saisonnière est directement liée à un manque de lumière.
Il y a d’autres problèmes causés par des perturbations du rythme circadien. La dépression classique a un rythme quotidien. Les syptômes empirent le matin et s’améliorent le soir. Le résultat de ces changements est l’apparition de fluctuations d’humeur, d’insomnie et de cycles de sommeil perturbés. Aujourd’hui, la dépression classique est souvent soignée par des médicaments qui ont une influence sur le rythme circadien. Des recherches sont en cours pour déterminer l’efficacité du traitement par luminothérapie. Les perturbations menstruelles chez les femmes, comme des cycles irréguliers ou le syndrome prémenstruel sont d’autres exemples de dérèglement de l’horloge biologique. Pour ces problèmes aussi la recherche envisage des traitements par luminothérapie.

