Le MASSAGE Shiatsu
Le MASSAGE Shiatsu : c’est quoi ?
- Il a été pratiqué pendant des milliers d'années au Japon.
- Il appréhende la santé du corps humain de manière globale c'est-à-dire en considérant le physique, le psychique et le mental. Cette vision se base sur l’énergétique chinoise du Yin et du Yang. Le Shiatsu est donc fondé sur cette théorie chinoise ancestrale : l'énergie subtile (le « Chi » ou "Ki") circule par l’intermédiaire des méridien : chaque méridien est associé à un organe ou une fonction psychophysique. Ceux-ci régissent donc les organes internes et même notre métabolisme entier.
- Si l’énergie s’écoule avec fluidité, harmonie et équilibre règnent. En revanche, une perturbation dans le déplacement du chi peut se traduire par des dérèglements : certaines zones du corps manquent d’énergie, d’autres en regorgent ; d’où l’apparition de dysfonctionnements, à l’origine de certaines maladies.
- Situés le long de ces méridiens, on retrouve des points de pression, les mêmes que ceux utilisés en acupuncture, à partir desquels le masseur peut efficacement manœuvrer cette énergie. Le but du massage sera alors de d’ajouter de l’énergie là où elle manque, et d’en enlever là où elle est en excès.
- Le Shiatsu est aussi nommé « la thérapie par les point de pression » : il est légèrement lié à l'acupuncture. C'est est une forme d'acupressure et signifie littéralement la « pression des doigts » en Japonais (« shi » : les doigts ; « atsu » : pression).
Un massage particulier
- Bien que la base des manipulations soit une pression profonde exercée sur des points spécifiques et localisés, le système inclut également une grande variété de frottements, d’effleurages et autres techniques communes de massage.
- Mais c'est une forme plus subtile puisqu'il traite en priorité le plus haut niveau du corps, le Chi ; au lieu de se concentrer sur les seules articulations et muscles, que nous traitons dans la médecine occidentale.
- C'est est un outil qui se contente de rééquilibrer le chi afin d’activer les mécanismes d’auto guérison du corps.
Les différents styles de Massage Shiatsu
- Parmi les premiers praticiens, nombreux sont ceux qui mirent au point leur propre style, et certains, dont Tokojiro Namikoshi et Shizuto Masunaga, créèrent des écoles qui permirent de faire admettre qu'il était un art thérapeutique.
- De nos jours, il existe de nombreux "styles". Certains sont axés sur les points d'acupression (acupuncture). D'autres mettent plutôt en envergure un travail plus global sur le corps, suivant les voies énergétiques, afin d'influer sur le Chi y circulant.
- Il existe d'autres formes plus spécialisées en diagnostic, comme la théorie des "Cinq Eléments", ou encore la macrobiotique.
- Toutes ces approches sont fondées sur la médecine traditionnelle chinoise.
A la base du Shiatsu: le Ki (ou "Chi")
- En cosmologie chinoise, dont dérive la cosmologie japonaise, la source de toute chose est le tao, loi de l'univers. Du tao dérive l'un ou existence. Deux forces en sont issues, le yin et le yang, opposées et complémentaires. C'est le jeu entre le yin et le yang, entre le flux et le reflux des deux principes qui engendre l'énergie ki (ou Chi en chinois). C'est ainsi que le deux devient trois.
- Le ki est le "souffle immatériel" dont parle Lao-Tzeu. Il revêt des formes multiples, de la plus pure, la lumière, à la plus grossière, le granit. Les matériaux inertes possèdent le ki dans sa forme la plus dense, tout étant constitué de particules d'énergie. Comment les trois principes engendrent-ils les dix mille choses ?
- D'après la philosophie ancienne, le ki se manifeste dans cinq aspects différents de l'énergie, les cinq éléments : le Feu, la Terre, le Métal, l'Eau et le Bois. Chaque élément a sa propre caractéristique, sa saveur », et l'intègre à un aspect de la création, à l'une des « dix mille choses ». Les plantes, par exemple, appartiennent à l'élément Bois, les roches et les minéraux à l'élément Métal.
- Les êtres humains sont un mélange des cinq éléments. Tout, dans la nature, comprend un équilibre spécifique de yin et de yang, et une combinaison des cinq éléments unique, qui forme le vrai « ki » de chaque objet de chaque être.
Les méridiens
- Les méridiens sont des canaux le long desquels circule le ki. Les plus connus sont les douze méridiens de l'acupuncture. À chaque élément correspondent deux méridiens, un yin et un yang, à l'exception du Feu qui en a quatre. Les douze méridiens sont bilatéraux, ce qui fait vingt-quatre canaux.
- Les méridiens qui vont par paires sont proches les uns des autres et leurs fonctions sont complémentaires. Chaque méridien est associé à un organe ou à une fonction psychosomatique, mais son effet dépasse l'activité de l'organe telle que l'entend la médecine occidentale. Par exemple, le méridien du foie est associé aux ongles, aux muscles et aux tendons, au système reproducteur, à la colère, aux yeux, à la faculté de faire des projets, etc.
- Il n'est pas nécessaire, au début, d'avoir une totale compréhension de ces associations, mais il faut savoir que, si le méridien du foie est douloureux ou tendu, ce n'est pas nécessairement le foie qui est atteint, mais l'énergie du foie. Deux méridiens font partie de ces méridiens rattachés aux organes : le Vaisseau Gouverneur qui est une sorte de réservoir de l'énergie yang, et le Vaisseau Conception, sa contrepartie yin.
- Lorsqu'on exerce une pression sur un point d'un méridien, on ne stimule pas seulement les nerfs et les tissus environnants, mais on agit également sur la circulation du ki dans ce méridien et dans les autres. Si une zone est trop douloureuse pour supporter un contact, on peut agir sur d'autres points du méridien qui traverse cette zone.
- Quant aux méridiens bilatéraux, ils permettent d'agir sur la circulation du ki en travaillant sur l'endroit correspondant de l'autre côté. Les points situés près de l'extrémité sont les plus aptes à soulager la douleur le long d'un méridien.
Les tsubos
- Les points d'acupuncture ou tsubos sont les endroits du méridien où l'on peut plus facilement atteindre et manipuler le ki. Il est prouvé que ces points ont une moindre résistance électrique que les zones environnantes.
- Les tsubos jouent un rôle d’amplificateurs, faisant circuler le ki d’un point à un autre. La plupart d'entre eux correspondent aux « points assentiments » qui stimulent le muscle pour qu'il se contracte ou se relâche.
- Mais les tsubos ont des effets plus subtils. Certains sont connectés avec d’autres méridiens, d'autres influencent l’équilibre des éléments, d'autres encore peuvent faire baisser la fièvre.
- Quand on connaît les méridiens, on se familiarise avec les chemins qu'emprunte le ki à travers le corps, et l'on finit par découvrir les tsubos instinctivement. Si le point sur lequel le masseur appuit intuitivement ne figure pas sur les planches d'acupuncture, il n'en est pas moins valable si le partenaire en ressent les bienfaits.
Le Massage Shiatsu Zen
- Masunaga a su intégrer son expérience aux études de psychologie occidentale et de médecine chinoise qu'il a pu faire.
- Il a également affiné les méthodes de diagnostic existant.
- Sa méthode améliorée comprend des exercices spéciaux, visant à stimuler la circulation du Chi.
- Il a également mis au point un ensemble de principes directeurs rendant la technique plus efficace.
- C'est cette méthode s'inspirant d'une approche simple et directe de la spiritualité des moines bouddhistes zen au japon, qu'il a appelé le "Shiatsu Zen".
Les effets du Massage Shiatsu
- Il peut être énergisant ou détendant selon les besoins.
- Il peut être employé comme système complet et préventif pour l'entretien de la santé, ou simplement pour la relaxation.
- Il soulage les maux de tête & de dos, les vertiges ainsi que certains troubles digestifs.
- Il favorise en outre la souplesse musculaire et permet de relâcher la tension musculaire, le stress et la fatigue, sources de maladie, et amène le corps à utiliser ses propres facultés d’auto guérison.
- De plus, en régulant la circulation sanguine et en amplifiant la respiration, cette pratique renforce aussi la clarté mentale et procure un regain d’énergie.
- Sur le plan psychique, il fait naître un sentiment de calme et de bien-être qui favorise la concentration.
Le Shiatsu est donc employé pour traiter la douleur et la maladie, pour détendre le corps, et pour maintenir la santé générale.
La reconnaissance du Massage Shiatsu en tant que médecine complémentaire
- La Commission Européenne l'a reconnu en 1997: elle cite le massage Shiatsu comme l’une des 8 médecines complémentaires reconnue au sein de l’Europe des 15.
La technique du Shiatsu
- À la différence du massage suédois, cette technique de massage exige la participation du destinataire avec le thérapeute en coordonnant son souffle avec les manipulations.
- Normalement, ils sont faits entièrement vêtus mais peuvent être réalisés dévêtus.
- Le Shiatsu implique une pression plus ou moins forte sur le corps avant de l’étirer et d’ouvrir ainsi les méridiens d'énergie.
On emploie une pression rythmique de quatre à douze secondes sur les points spécifiques (les « tsubos ») le long des méridiens du corps, en employant les doigts, les paumes, les poings, les coudes, les avant-bras, les genoux, et parfois même les pieds pour dégager et stimuler l'écoulement de l'énergie. - Le massage inclut également des manipulations douces et des étirements.
- Certains appareils de massage reproduisent les sensations du massage shiatsu: suivez le guide "Appareil de massage: comment faire son choix?" pour en savoir plus.
- Lors d’une séance, vous pouvez vous servir de pratiquement tout votre corps. Toutes les manipulations impliquent de faire passer le poids du cops dans les doigts, pouces et paumes, coudes genoux ou pieds. L’efficacité dépend de la manière dont vous appliquez la pression sur votre partenaire.
La technique d’empaumage
- C’est l’une des techniques les pus simples et les plus utilisées. Cela revient à faire peser le poids du corps et à maintenir la pression avec la paume ouverte.
- Celle-ci est douce mais ferme, soutient, réconforte et tonifie, elle encourage le Ki à circuler et restaure la circulation dans les zones de faiblesse sous-jacentes.
- Vous empaumerez pour faire disparaître raideurs et réactions défensives dans toutes les parties du corps avant de poursuivre votre travail avec le pouce.
Application de la pression
- Les professeurs enseignant le Shiatsu d’inspiration Zen nous rappellent de nous servir du poids du corps et non de presser comme sur un citron. « Faites peser votre corps, n’appuyez pas » disent-ils.
- Pour donner une séance correcte, vous devez vous pencher et faire travailler le poids de votre corps, à votre place, plutôt que pousser ou de presser.
- Masunaga décrit ce geste comme une « pression pénétrante », qui combine trois techniques : pression perpendiculaire, pression stationnaire, pression de soutien.
- Cela n’a rien à voir avec un tour de force, c’est simplement un geste qui permet au Ki du thérapeute et du patient d’interagir.
Soyez à l’écoute de votre partenaire
- La meilleure façon d’écouter ou d’ajuster votre corps à la fréquence du Ki de votre patient, lorsque vous appuyez, est de prêter attention à sa respiration.
- Elle peut être superficielle, profonde, retenue, ou relâchée dans un soupir.
- Détendez vous et laissez vous imprégner de vos sensations, elles vous apprendront beaucoup.

Il vous reste 4 heures et 32 minutes pour une réception Mer. 10 Sep.