Les origines de l’encens au Japon

Publié le dimanche 21 Décembre 2008

Thèmes : Encens et parfums

Pendant les ères japonaises d’Asuka, Nara, et Heian, les missions d’échange à l’étranger se multiplièrent entre la Chine de T’ang et le Japon. Les voyageurs ramenaient de leurs voyages le bouddhisme, la médecine, l’art et bien sûr l’encens. L’un d’eux était le maître chinois bouddhiste Ganjin qui fit construire le temple Toshodai-ji à Nara en l’an 759.

Au long d’un millènaire, l’encens a su faire sa place dans notre quotidien. On peut facilement le vérifier en constatant son importante popularité dans l’ancienne ville de Chang-an (Chine), où son utilisation devint la favorite des nobles. Des ingrédients variés étaient mélangés puis pétris en ajoutant de la chair de prune ou du miel. On s’en servait pour les chambres, on en mettait dans les manches des vêtements ou on les laissait s’en imprégner. Cet engouement du Japon pour l’encens est détaillé dans le « récit de Genji », dans lequel il décrit l’aristocratie chic de l’ère d’Heian, occupée à préparer ses petits mélanges aromatiques originaux.

C’est pendant la période féodale (Sengoku jidai, 1490 à 1573) japonaise que l’encens apparut sous une forme plus simple et plus pratique. Les Chinois de la dynastie de Ming transmirent la recette des bâtonnets d’encens. Il s’agissait d’encens en poudre mis en forme de bâton tout simplement, et qui permettait d’être plus facilement transportable et d’être accessible financièrement à bien plus de gens. C’est à cette époque que l’encens fut popularisé. Il convenait à toutes les classes sociales, aux riches et aux pauvres. La ville de Sakai était au centre de la scène. La ville était très populaire en partie car elle était devenue depuis peu un port de grande importance dans le commerce étranger provenant de la Chine, l’Espagne et le Portugal.

L’apparition du Baieido date de la période Muromachi (1338-1573) dans l’histoire japonaise. C’est à cette période que le fondateur du Baieido, Kakuuemon Yamatoya, devint commerçant de plantes médicinales dans la ville de Sakai. Sakai était devenu un port commercial réputé dans l’ancien Japon, dans lequel la demande en encens était très forte. En 1657, le fondateur se donna lui-même le nom de « Jinkoya Sakubei” et fit du commerce des ingrédients nécessaires à la fabrication d’encens et des bâtonnets d’encens sa spécialité. « Jinkoya » (vendeur de bois d’aloès) était un nom très particulier donné à la ville de Sakai, que seuls les commerçants spécialisés en encens avaient le droit d’utiliser.

La fabrication d’encens est un procédé très délicat. Dans le respect des vénérables traditions de Jinkoya Sakubei, notre équipe se consacre depuis plus de 300 ans à la fabrication de l’encens. Le secret de fabrication et les différentes recettes sont transmis de génération en génération par une tradition orale tenue dans le plus grand secret.

Nous continuons, au sein de notre équipe, à garder secrètes les recettes de notre ancêtre Jinkoya Sakube. Nous tenons par dessus tout à offrir à nos clients les arômes sacrés véritables provenant de l’encens le plus pur et le plus raffiné, obtenu grâce aux précieuses méthodes que nous conservons depuis notre création. Quelques baton d'encens qui brulent pendant votre massage serviront à créer une ambiance relaxante pour toute la durée de votre séance.




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