Le toucher dans le Massage

Publié le jeudi

Thèmes : Formation massage

Le toucher dans le Massage

 

Qui dit toucher dit contact, relation avec ce qui est à l'extérieur de nous, par exemple le sol sous nos pieds. Pour les êtres humains comme pour les animaux, le toucher a une importance vitale. Il apporte la chaleur, le bien-être, le plaisir et il accroît la vitalité.
C'est le premier de nos sens à se développer. Quand nous sommes bébés, c'est d'abord à travers notre expérience tactile que nous découvrons le monde, et les caresses de nos parents sont capitales pour notre croissance. Tant que notre besoin de toucher et d'être touché est satisfait, nous grandissons sainement, mais lorsqu'il est inhibé, notre développement risque d'en souffrir. Les caresses de notre petite enfance nous aident à construire une image positive de nous-mêmes, et nourrissent en nous le sentiment d'être acceptés et aimés. Il y a plus de trente-cinq ans, le psychologue américain S.M. Jourard a montré que notre perception de la qualité de nos contacts avec autrui semble nettement liée à l'estime que nous avons de nous-mêmes.

Des expériences sur des bébés primates ont révélé combien le contact physique avec une mère chaleureuse et attentive est essentiel, combien sa carence peut freiner le développement physique et émotionnel. En effet, notre sens de la réalité est basé sur le toucher. Dans notre société, la privation du contact d'autrui est une punition. Si on nous empêche de toucher ou d'être touchés, nous nous sentons douloureusement seuls et angoissés. Dans une récente étude médicale, les malades privés de contacts physiques ont déclaré éprouver un vif sentiment d'isolement à une telle coupure.

Le toucher est un langage que nous employons tous d'instinct pour exprimer nos sentiments, montrer aux autres qu'ils sont aimés ou appréciés. Nos mains se posent spontanément sur les bosses ou le ventre d'un enfant qui souffre, sur les fronts fiévreux ou migraineux. Une douleur morale suscite aussi une réaction immédiate. En serrant la main, en étreignant, en caressant, nous témoignons de notre sympathie et de notre compréhension, nous rassurons. Seuls et souffrants, nous nous recroquevillons sur nous-mêmes, nous prenons nos têtes malades dans nos mains, nous massons inconsciemment nos membres douloureux. Mais, en dehors des effusions purement amicales qui expriment notre bonheur ou notre joie, ne nous sommes-nous pas écartés loin de nos instincts en réservant le toucher aux domaines de la souffrance ou du sexe, en redoutant les contacts pour manifester simplement notre affection, pour détendre, ou guérir ?




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