Quels traitements après votre liposuccion ?

par GUILLAUME FOURNEL

Contrairement à ce que beaucoup peuvent penser, la liposuccion n'est pas une fin en soi, elle peut même être le commencement d'une série de traitements beaucoup plus long. En effet, elle laisse des séquelles parfois difficiles à effacer, séquelles n'étant pas nécessairement esthétiquement proches du résultat que vous escomptiez. Fort heureusement, des traitements post-opératoires existent afin de limiter les dégâts sur votre système lymphatique.

Comment se pratique la liposuccion ?

La liposuccion est une technique mise au point vers 1975 par le docteur Yves Gérard Illouz. Il s'agit d'une aspiration de lobules graisseux en surplus, destinée aux personnes atteintes de lipo­dystrophie, et non de capitons cellulitiques. Cet acte n'est donc pas comparable au massage anti-cellulite. Elle convient particulièrement pour les hanches, la culotte de cheval ou le double menton. Mais cette technique est plus discutable pour le ventre, les genoux et les chevilles, ainsi que pour la face antérieure des jambes.

Quel que soit le procédé de lipoaspiration, le système lymphatique est traumatisé. Les oedèmes postopératoires peuvent en effet mettre de un à quatre mois avant de se résorber !

Quels étapes suivre après votre liposuccion ?

La technique par ultrasons semble provoquer des saignements moins importants car les fibres de collagène et le liquide interstitiel, si précieux pour notre organisme, sont moins atteints. Le traitement paraît aussi moins douloureux. Il est important de souligner que ces méthodes ne traitent pas la cause du problème.

Le drainage lymphatique, complément indispensable à la lipo­aspiration, est un soin à effectuer en traitement préopératoire afin de préparer le terrain à l'acte chirurgical : quatre séances suffisent pour oxygéner la peau et l'assouplir.

A cela s'ajoute une assistance psychologique effectuée par le thérapeute pour les femmes qui ont pris la décision de se faire opérer. Il répond à toutes les questions qu'elles pourraient se poser et le traitement leur permet une meilleure relaxation face à leur anxiété.Des soins peuvent être appliqués dans le cadre de l'institut de beauté par une esthéticienne compétente : gommage du corps, sudations, enveloppements d'algues... qui vont assouplir, reminéraliser, désintoxiquer les tissus avant l'intervention.

L'intervention du kinésithérapeute

Après l'opération, il faudra résorber l'oedème dans les plus brefs délais. Le kinésithérapeute devra alors intervenir tout en douceur sur le collant et ce, dès le lendemain. Il travaillera également sur des points d'énergie spécifiques pour l'élimination des liquides et pour redonner du tonus à la personne suivie. Des séances journalières sont préconisées, courtes au début, puis progressivement plus longues. Une fois l'œdème résorbé, les hématomes atténués, il faudra intervenir spécifiquement au niveau des cicatrices marquant l'emplacement des canules.Il faudra ensuite reprendre le chemin des soins en institut pour raffermir la peau avec des enveloppements d'algues riches en oligo-éléments. Des séances de balnéothérapie auront également un effet complémentaire sur la circulation lymphatique.

Mais ces traitements et soins dépendront du budget et du temps que chacun peut y consacrer. De toute manière, il faut drainer et prévoir un entretien par des séances de drainage lymphatique pendant un laps de temps assez important pour pallier les traumatismes subis et éliminer les produits chimiques de l'anesthésie.

Le processus de soins décrit ci-dessus présente un schéma qui sera appliqué de façon à peu près similaire pour d'autres types d'opérations esthétiques. Une collaboration entre chirurgien et praticien de drainage lymphatique semble indispensable. Le chirurgien, souvent débordé de travail ou peu informé, ne pense pas toujours à proposer ce traitement adjuvant.